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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 06:51

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                                         Superbe hommage à la nature, à ce qu'elle à de rude et d'irremplaçable, long et magnifique poème à l'Afrique des savanes, des forêts luxuriantes qui bordent l'immense fleuve Niger, dans ce petit village, où lentement se meurt une colonisation anglaise aux moeurs rigides, méprisantes et sectaires, où vécut l'auteur adolescent, rejoignant avec sa mère italienne, un père anglais inconnu de lui.

 

Trois personnages, trois rêves différents:

- Celui de sa mère, qui croit encore à l'amour de cet homme qui ne daigna pas voir son fils et les abandonna, préférant rejoindre l'Afrique.

- Celui de son père, homme sévère passionné de l'histoire ancienne du pays et de l'Egypte.

- Enfin celui de l'auteur, peu attiré comme sa mère par les mondanités à l'anglaise des colons anglais, et qui vit, à l'encontre d'un père autoritaire mais peu présent, une adolescence en symbiose avec la nature et ceux qui toujours y vécurent, toute de liberté.

 

Au delà du récit captivant de sa jeunesse africaine, l'auteur nous gratifie de magnifiques envolées lyriques, sur ce pays qui l'a tant marqué.

 

JCP


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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 02:11

4 ETOILES

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                        Le grand Gautier, le Gautier aux longs élans lyriques est là, dans cette fiction où l'on entrevoit dans certaines scènes un peu du "Salammbô" de Flaubert, paru quatre ans plus tard.

 

Une oeuvre très attachante, hymne à l'Égypte, hymne à la femme, hymne à la beauté, où transparaît une infinie poésie.

 

JCP

 

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 11:29

3 ETOILES

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                                                   Tel est Houellebecq écrivain, tel est-il poète, en un langage actuel parfois très cru, voire brutal, rarement en prose, le plus souvent dans les formes traditionnelles, octosyllabe ou alexandrin et, chose des plus appréciables : son discours, toujours compréhensible, ne nécessite ni lexique ni longues études philosophiques.

 

On prend un réel plaisir à la lecture de ces vers, que l'on parcourt aisément du début jusqu'à la fin, où l'auteur, qui se livre sans pudeur, nous dévoile jusqu'aux tréfonds de son âme - qui parfois, simplement, sont proches de ceux que le simple mortel recèle - mais s'efforce de taire.

 

JCP


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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 11:23

3,5 ETOILES

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                                                 Roman assez peu connu écrit en 1849 alors que Lamartine avait déjà 59 ans, où l'on assiste aux tribulations du jeune Lamartine (20 ans) qui, comme il seyait aux jeunes aristocrates prometteurs, fit son "Voyage d'Italie", en compagnie d'amis de son âge et de son milieu, afin de parfaire son éducation littéraire, mais aussi sentimentale, dans une passion amoureuse à laquelle il adjoint une fin tragique, et qu'il relate ici de façon merveilleuse, avec tout le talent de la maturité.

Hymne à la mer, aux paysages d'Italie, à l'île sur laquelle réside, fille de pêcheur n'appartenant pas à son milieu, Graziella.

Le roman s'achève sur un superbe et long poème en alexandrins (5 pages dans la présente édition de 1937).

On peut certes qualifier cet ouvrage de roman d'amour "à l'eau de rose" - pourtant sous la plume du poète, ce nectar là se laisse lire...

 

Pour tous les amoureux de la poésie (et les autres, car il s'agit avant tout d'un roman en prose) - et du grand Lamartine (1790-1869).

 

JCP

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 08:44

4 ETOILES

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                                Andrei MAKINE obtint à la fois le Goncourt et le Médicis 1995 pour "Le Testament Français" (Voir "Lectures (33)"). Immigré russe vivant en France, il écrit en français dans un style digne des plus grands écrivains.

Il nous parle ici, dans ce roman largement autobiographique, du cheminement à travers sa vie de souvenirs, visions d'un idéal féminin à peine entrevu, qui marquèrent son enfance, et qui se rappellent à lui tout au long de sa vie, lors de ses approches amoureuses d'adulte.

 

Débordant de la sensibilité et des langueurs nostalgiques de sa Russie natale évoquées déjà avec "Le Testament français", Andrei Makine signe là un ouvrage très attachant.

 

JCP

 

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 08:13

3 ETOILES

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                                      Prix Médicis et Goncourt 1995, ce roman autobiographique fit connaître Andreï Makine, Russe francophone immigré en France.

Francophone, il l'était déjà par sa grand-mère Charlotte, qui apprit notre langue au cours d'un long séjour en France, et qui lui communiqua, au fil des ans, le goût pour ce pays lointain que Charlotte, pourtant "aurait pu rejoindre à pied, ayant marché bien plus au cours de son retour de Sibérie".

Charlotte raconte sa vie française au jeune garçon, qui l'écoute fasciné, sur un fond de stalinisme, de fin de guerre et d'après guerre, et qui n'aura de cesse de rejoindre Paris, avec l'espoir d'y ramener sa grand-mère vieillie, sa seule famille.

 

Sous le trait d'une plume sensible et digne des plus grands, Makine sait peindre cette Russie rude, froide, pauvre et dévastée par la guerre, sous les langueurs de toundra déserte où viennent mourir, sans transition,  les rues de la bourgade où il vit sa jeunesse, questionnant sans cesse le passé mystérieux de sa grand-mère, imaginant les horreurs de la guerre...


Un peu de Proust dans ces lignes, qui s'étirent, répétitives, lancinantes, sous l'engourdissement mélancolique d'un jeune garçon qui découvre la vie, autant à travers les dires de sa grand-mère, à laquelle il voue un véritable culte, que dans les livres français, et qu'à travers les expériences de sa vie russe d'adolescent.

 

JCP

 

Voir aussi: "Lectures (23): Andreï Makine, Le Livre des brèves amours éternelles"

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:58

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                        "Into the wild", film de Sean Penn d'après le roman biographique de Jon Krakauer, et le livre lui-même.

Ceci est une histoire vécue à laquelle le film, dans une sobriété et une crédibilité exemplaires, toujours proche de l'oeuvre de Jon Krakauer - reconnue par de nombreux témoins - rend incroyablement justice. Ces deux oeuvres se complètent harrmonieusement, et on ne saurait trop les conseiller réunies.

 

Le mythe du grand nord, du raid en Alaska, de l'aventure solitaire à la manière des anciens trappeurs, en communion étroite avec la nature, est un phénomène récurrent aux USA, et chaque hiver un nombre notable d'aventuriers y succombent, comme Christopher Candless.

 

Le jeune Chris, à l'issue d'études exemplaires, mû par le comportement d'un père qu'il n'approuve pas et par cet appel irrésisitible, se lance dans l'aventure, plutôt mal préparé (pas de fusil de fort calibre, pas de hache, pas de carte, pas de boussole !).

Son aventure pourtant commence plutôt bien, ses prévisions se réalisent: il peut se nourrir de la chasse, de la cueillette, finit par découvrir un autobus qui servit de logement à des ouvriers lors de la construction, abandonnée, d'un barrage, dont il fera son abri pour les jours mauvais, pouvant y cuisiner et se chauffer.

Amaigri mais heureux, son rêve se réalise - avant de tourner au drame...


L'ouvrage de Jon Krakauer, mi-roman mi-reportage, recueille aussi les témoignages sur le vif de proches, de personnes qu'il rencontra dans son périple, de policiers qui le trouvèrent.

Deux oeuvres marquantes, à voir et à lire, qui laisseront une impression durable.

 

Le film: 5 ETOILES-copie-1

Le livre: 3,5 ETOILES

 

JCP

 


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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 08:59

3 ETOILES

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                     L'univers de Modiano est souvent celui de la grande ville, ici des rues de Paris, où il nous conte une histoire d'amour un peu floue, fondue dans une atmosphère d'improbable roman policier.

Ce roman bref et léger, dans le style de cet auteur qui rappelle un peu le Zola du Ventre de Paris, de l'Assommoir ou de la Bête humaine - réactualisés, se lit avec beaucoup de plaisir.

 

JCP


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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 01:59

4 ETOILES

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                        Un hymne authentique à la vie campagnarde d'autrefois, à travers l'histoire d'un braconnier qui, fusionnel avec la nature dont il sait intelligemment tirer parti avec respect, sera rattrappé par la civilisation et ses interdits, sous l'aspect d'un gendarme aussi persicace que lui, dans une sorte de chassé-croisé - défi-duel.

 

Il y a du Zola dans ce roman (celui de "La Terre") et dans le style de son auteur, qui signe là de remarquables pages sur la vie paysanne et son environnement.

 

JCP

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 08:52

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                          On ne sort pas toujours indemne de la lecture d'un roman de Michel Tournier ; celui-ci - une de ses plus incontestables réussites -, ne déroge pas à la règle.

S'appropriant le mythe de Robinson Crusoë, qu'il met en pièces et réassemble à sa manière - unique -, le conte peint à traits fins le psychisme d'un homme hanté qui, pour tromper l'ennui dans le délire ordonné de sa solitude - et par atavisme civilisé -, se pose en un premier temps en gouverneur de l'île, légifère et applique ses lois à l'île entière, avec faune et flore pour sujets.

 

Ayant soumis, non sans difficultés, "sa chose", il ira jusqu'à pratiquer un coït plus que symbolique avec la Nature, qui accepte d'accueillir ses tourments, sa passion - et ses nécessaires ensemencements -, dans le chaud réconfort de l'abandon de la "souille", et ses moiteurs boueuses...


 Atteignant ensuite une profonde cavité de l'île, guidé par son instinct il parvient jusqu'aux sources de sa gestation, et il devient ainsi le noyau - son fœtus - fils et mère confondus de l'île elle-même.

Cet état cessera dès l'arrivée de Vendredi...

 

Sans ménagements, l'auteur nous invite à une plongée dans les tréfonds de l'âme humaine en proie à la solitude, qui dédie son besoin d'amour à la Nature sauvage elle-même, dans une incroyable, intime et troublante communion.

Ceci n'est pas qu'un simple roman...

 

JCP

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