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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 10:33

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                                                     Cette autofiction représente un hymne à l'Afrique sauvage, sa nature et sa faune à travers la vie d'une famille anglaise et de leur invité, l'auteur lui-même.

Mais on assiste aussi à la naissance de la perversité féminine, encore innocente, chez une toute jeune fille, qui va, inconsciente de son éveil frémissant de femme, jeu inconnu à l'issue fascinante, provoquer le drame.

Certaines descriptions, très bien documentées, sont remarquables, comme notamment celles consacrées aux Masaï et à la brousse, et les personnages de cette Afrique post-coloniale y sont, dans leurs défauts comme leurs qualités, fort bien campés : un grand roman, un grand auteur.

 

JCP

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 06:45

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                      Comme beaucoup d'artistes japonais (ou chinois), Sôseki (1867-1946) fut peintre, poète et écrivain à la fois.


                                                          A la manière de l'ouvrage précédent (La montagne de l'âme de Gao Xingjiang - chinois, lui), Sôseki parcourt son pays, pinceaux, palette, papier crayons en main sans but véritable, dans ses contrées les plus reculées, loin de la civilisation qui le lasse. Retour sur lui-même dans la solitude, mise au point, réflexions sur son art, son propre processus créatif, recherche d'une inspiration nouvelle pour ses croquis, ses écrits, dans les montagnes, si propices au printemps.

Il jette son dévolu sur une station thermale sur le déclin, perdue dans les montagnes, seul client d'un hôtel que l'on n'entretient plus guère.

 

A la rencontre de lui-même, comme de la nature préservée des montagnes environnantes et de ceux qui vivent là, au ralenti, le poète nous fait part de ses joies, de ses tristesses, de ses états d'âme.

 

Une atmosphère éthérée, subtile et poétique, probablement très bien traduite.


 

JCP

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:10

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                                   Provenant de divers auteurs ayant vécu entre le début du 19° siècle et celui du 20° ces contes, de tradition orale pour la plupart, et mis en littérature avec plus ou moins de talent, ne nous relatent rien d'autre que la lutte victorieuse du Dieu des chrétiens contre le Malin, assortie de celle du clergé contre les athées, assurant le triomphe au Bien dans l'éclatante victoire contre le péché - dans sa signification chrétienne bien connue.

 

Répétitif, lassant et d'intérêt modeste, cet ouvrage a cependant le mérite de nous apprendre combien profonde était dans ce pays la pénétration du clergé, qui sut si bien tirer profit des nombreuses disparitions en mer, affligeant tant et plus les populations pour vendre aux croyants - plus chèrement qu'ailleurs - le bonheur Éternel...

A ranger entre bible et missel,

Amen.

 

(Fort  heureusement trouvé dans un vide-grenier à très bas prix dans le Morbihan)

JCP

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 07:32

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                                            Chef d'oeuvre universel et intemporel de HG Wells, auteur de "La machine à explorer le temps", "L'île du docteur Moreau", "L'homme invisible").

En un style comparable au meilleur Jules Verne nous assistons, impuissants, à l'invasion et à la colonisation de la terre par les Martiens, hypothèse jadis tant de fois et sous tant de formes formulée...

Partant des connaisances de l'époque (1898) considérant l'existence de canaux sur Mars et d'une vie probable, une fois l'effet de surprise et le résidu naïf estompés on croit au scénario "catastrophe venue d'ailleurs", et on ne sera pas surpris de ses nombreuses reprises au cinéma - la dernière tout récemment.

Les bases de la science fiction ?

A lire - absolument.

 

JCP

 

Deux visions d'artistes:

 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 17:59

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                                         Voyage romancé du grand écrivain chinois, né en 1940 et résidant, réfugié politique, en France depuis 1986. 

A travers ces pages l'auteur nous emmène pour un voyage au long cours, errance sans but précis, à travers son pays tel qu'il le connut avant de le fuir, et tel qu'il le retrouve, parfois à peine différent, parfois méconnaissable, mais toujours avec une émotion qu'il sait nous faire partager.

 

Il explore, dans une langue fluide très bien traduite (l'auteur lui-même, y participa), les lieux les plus reculés des montagnes chinoises à travers sa vision de peintre et de poète, nous relate la vie des gens simples qui y vivent durement, heureux souvent, au fil de ses rencontres, au fil de sa quête de "La Montagne de l'Âme" ; et à travers des paysages d'exception, propices tous à la méditation, ou au recueillement devant les prodiges de la nature, qui se surpasse à juste titre dans ce pays où elle est, plus qu'ailleurs, vénérée.


Empruntant les sentiers peu foulés vers les temples à flanc de falaise ou vers les lieux méconnus des cartes, un beau voyage que l'on voudrait faire en peintre, en poète, en écrivain, comme le fit l'auteur lui-même - ou bien en touriste-photographe plus simplement.

 

 

JCP


  La Montagne de l'âme est au bout du sentier...

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 17:40

Des auberges espagnoles de son époque, Prosper Mérimée regrettait "que l'on n'y servît point les cheveux séparément de la soupe - pour ceux qui les goûtent".

 

JCP

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 09:43

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 (2 volumes, env. 1900 pages)

Article republié et complété à l'occasion de l'achèvement de la lecture de ce monument de papier.

 

                                              Il n'est pas aisé de parler de cet ouvrage, célébrissime roman chinois écrit au 14° siècle tant le contenu, le ton, les personnages et le style littéraire sont éloignés de nos habitudes d'Occidentaux.

Dire qu'on y trouve du Rabelais, du Homère, de la Légende des siècles de Victor Hugo, des Trois mousquetaires, du Robin des bois pimenté, disons, d'un peu de Ronsard sur les quelques vers qui clôturent chaque chapitre (au nombre de 72) orienterait insuffisamment le lecteur, car le (les) cadre où se situe l'action est autre, et les personnages de la Chine ancienne surprennent par leurs coutumes, leurs vêtements et leur nourriture, leur mode de vie et leur esprit., largement méconnus en Occident.

Il s'agit là d'une épopée aux héros multiples (108), généreux et bienfaisants comme criminels récidivistes ou prisonniers évadés qui, au fil des chapitres, vont se rencontrer, se combattre, puis s'unir en la plus grande et la plus puissante association de brigands que, fait authentique, la Chine ait connu.

 

Le marquage ostensible en chapitres provient de la tradition orale dont cette épopée fut l'objet: conteurs et troupes de théâtre itinérants, et de nos jours opéra et cinéma l'ont en effet mise à profit, dans une foule d'adaptations parfois très libres.

 

Cette oeuvre fleuve (1900 pages), très connue des Chinois, parvient, étonnamment, à tenir le lecteur en haleine malgré son incroyable complexité, qui finalement ne nuit pas vraiment à sa lecture - bien qu'aggravée de la difficulté pour un Occidental "normal" de retenir et différencuer aisément les noms des héros.

 

Mélange d'humour, de truculence, de bassesse et de grandeur, de sauvagerie et de poésie, à la fois divertissant, instructif, différent et tout à fait digne d'intérêt littérairement parlant : à lire !

 

Certes l'ouvrage est long et n'échappe pas à certaines répétitions, notamment dans les descriptions des combats (on pense parfois à l'Iliade), mais le découpage en chapitres débutant par un bref rappel des évènements précédents favorise l'indispensable lecture à long terme des deux volumes.

 

Autre lecture conseillée, de la même veine: Le Singe pèlerin (ou voyage en Occident) de Wou Theng'en (moins volumineux)

 

Ce roman fait partie des quatre grands romans classiques de la littérature chinoise, avec l'Histoire des Trois royaumes, le Voyage en Occident et le Rêve dans le Pavillon rouge.

 

JCP

 

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________________________________________ 

 

 

Deux poèmes inspirés par la lecture du roman:

 

 

La Ballade de Wu Song



Du vin qu’on lui versait il but huit à dix coupes,
Et du buffle servi que précédait la soupe
Il fit venir trois plats assortis de navets,
Puis pour calmer sa faim deux poules en civet.

Achevant son repas de quelques friandises,
Du thé de la montagne il but à larges bols
Plus fumants que volcan pour affronter la bise,
Et se remit en route en direction du col.

Le soleil se couchait derrière les montagnes
D’une lumière d’or tombée sur les sommets ;
Un froid glacial déjà courait par les campagnes,
Wu Song pressait le pas de son bâton armé.

« - Gardez vous bien du tigre avait dit l’aubergiste,
Qui caché dans le bois vous attend sur la piste,
Dormez plutôt chez moi et demeurez vivant ! »
Mais l’homme courageux s’en fut comme le vent.

Il atteignit le col, se recueillit au temple
Et poursuivant toujours son périlleux périple,
Il rejoignit le bois où le tigre attendait,
Laissant venir sa proie, dardant un œil mauvais.

C’est bondissant de l’arbre qu’il s’abattit sur lui
Et rompit son épieu malgré qu’il soit de buis,
Mais Wu Song s’écartait échappant à sa patte,
Esquivant par la gauche esquivant par la droite.

Le combat fut terrible et l’on relate encore
Qu’au bout de cent reprises on vit venir l’aurore
Homme et bête enlacés sans qu’il soit de vainqueur ;
Ce fut à coup de poings, affirment les conteurs,
Que l’on vit s’achever la triste barbarie,
Et le tigre périt dans un immense cri.

Dans la ville en liesse on festoya longtemps,
Promenant l’animal et le fier combattant ;
On éleva Wu Song au rang de capitaine,
Et l’on admire encor sa force surhumaine.



JCP  31 01 2012  (Librement inspiré par le  Shui-hu-zhuan Vol.1) - Lecture conseillée pour les sinophiles et même les autres.

 

 

 

 

La navrante histoire de Wu l’Ainé



Wu l’Ainé était laid, boiteux triste et mal fait,
Mais d’un hasard curieux sa femme était fort belle.
Ceux qui le connaissaient savaient tout du forfait,
Et comment fut emplie du père l’escarcelle.

Colporteur accompli qui s’absentait souvent,
Tous les galants du lieu venaient flairer le vent,
Et devant sa maison on eût dit l’assistance
D’un spectacle attendu qui jamais ne commence.

Ce fut la mère Wang, en sa maison de thé,
Qui fournit une issue - redoutable assembleuse -
Au plus riche d’entre eux devant un bol de thé,
Abritant sous son toit la passion amoureuse.

On ne s’en tint pas là, et d’un bol de poison
Wu l’Ainé supprimé, ultime trahison,
Ce fut dans sa maison que les amants s’aimèrent,
Cumulant le crime avec leur adultère.

Mais le frère du mort un jour le venant voir
Surprit les deux amants et vit l’autel de veille.
Il trancha leurs deux têtes et sur le reposoir,
Cheveux et sangs mêlés les mit dans la corbeille.

C’est la navrante histoire en Chine racontée
Le soir à la veillée dans les maisons de thé ;
Et l’on en rit très tard, portant la main furtive
Aux gorges déployées, en les sachant fautives.




JCP 06 02 2012  Librement inspiré par le célèbre roman de Shi Nai Han

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 07:40

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Paru depuis peu, du bon, du grand, du meilleur Le Clézio !


L'auteur n'avait pas renoué avec la nouvelle depuis "Mondo et autres histoires...", voici chose faite, avec style et panache !

Dix nouvelles, toutes dignes d'intérêt, beaucoup remarquables.

Les thèmes chers sont présents (Afrique, adolescence, pauvreté, bonheur simple, exclusion, folie), mais traités ici avec encore plus de profondeur, et agrémentés parfois d'une certaine portée philosophique.

 

Avis personnel : il n'est pas rare que, dans le cadre de la nouvelle, plus étroit mais aussi plus dense et concis, loin des longues dilutions bavardes et labyrinthiques du roman où l'esprit trop souvent s'égare, un auteur puisse offrir la quintescence de son talent.


Un recueil de nouvelles que l'on devrait avoir plaisir à relire.

 

(Présenté récemment par l'auteur à l'émission télévisée "La Grande Bibliothèque" de Busnell, pas encore en collection économique) .

 

JCP


 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 07:31

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Élucubrations oiseuses à visée humoristique autour du thème de Grimm par un auteur qui, certes en verve, m'a - personnellement - lassé au terme de 70 pages. (Peut-être n'étais-je pas disposé).

A tenter, mais sans garantie...

Autre ouvrage, lu jusqu'au bout, du même auteur : "La nébuleuse du crabe", dans le même style.

 

JCP

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 16:01

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6° Roman de Modiano, prix Goncourt.

On s'ennuie un peu, comme parfois à la lecture des romans de Modiano, dans le cadre parisien qui est le sien, immuable et gris, à suivre un héros solitaire qui enfile l'une après l'autre les rues de la capitale dont les noms, scandés, ne feront pas sourciller le moindre "provincial".

Ici, fait que l'on croit marquant au départ, l'homme, amnésique, est en quête d'identité, son identité.

De la boîte de biscuit rouillée à celle de carton, toutes contenant des photos jaunies, il se reconnaît en présence d'inconnus, et poursuit une enquête dont les étapes, peu significatives, ne parviennent pas à nous passionner.

Le tout est clôturé par une fin "sans fin" que l'auteur a voulue ainsi - ou n'a pas su trouver, couronnement d'un roman ennuyeux, que ne sauve pas un style impersonnel, proche du policier.

Ce sujet, porteur, de l'amnésie, aurait sans doute pu mieux se traiter.

 

...Et prix Goncourt de surcoît.

 

JCP


 

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