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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 09:40

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Tout le délire iconoclaste de VIAN est ici, dans cette course-enquête loufoque contre un savant dérangé et résolu à tenter d'indicibles expériences sur les humains...le héros en sortira t'il vivant?

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 08:46

5 ETOILES-copie-1

chant-du-monde-copie.jpg

 

                                       La plume de ce grand écrivain - atypique - présente plusieurs facettes : ici, le style n'est pas celui des scénarios de cinéma, non plus que celui des oeuvres qu'il y porta, mais celui, unique, des plus grands.

Vaste fresque, hymne à la nature et à ceux qui y vivent en symbiose, hommes simples aux sentiments directs et brutaux, capables de violence dans des élans animaux et somme toute naturels.

 

Usant d'assemblages de mots rarement ou jamais vus ensemble, Giono nous baigne dans des torrents d'incertitude, délicieuse brume fourmillante de détails dont le sens suggéré pourrait être tout autre, et dont il finira par repousser le rideau, éclairés de leur vraie lumière, sous de remarquables envolées lyriques.

Naturaliste, impressionniste, pointilliste, Giono est tout dans ce superbe roman de la vie dure des bouviers, paysans, forestiers et tanneurs du piémont alpin, en bordure de la Durance au courroux printanier destructeur, sous le regard impassible des glaciers.

 

"Le Chant du monde": le titre à lui seul résume ce long poème à la nature et à ceux qui y vivent, poème noir - poème coloré, poème joyeux - poème triste, poème doux - poème brutal, à l'image de la vie.


 

JCP

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 09:31

4 ETOILES

SaLINGERs-titre---1-copie-copie-1.jpg

 

Ouah, le bouquin ! que je vous dis, faut lire ça, c'est super bien, ouais !

Surtout que le titre, on se doute pas - et même t'en as qui croient à autre chose.

 

C'est que le Salinger l'a été super bon aussi, faut voir comment qu'y raconte, ouah, je dis moi, vachement duraille se mettre le neurone d'un mec comme moi dans la tronche, ouais...Sais pas comment qu'il a fait, je me reconnais partout !

 

Z'aurez étés avertis, lisez ça, même que moi je le relis des fois, que ça me rappelle fissa comment que j'étais au lycée machin - là j'ai plus le nom - qu'y me renvoyaient de partout aussi... mais j'ai toujours la casquette de chasseur que la môme Phoébé qu'est ma frangine elle aimait vachement.

 

Traduit par Annie Saumont, même qu'on l'a vue dans le poste jeudi dernier chez le François Busnel, alors ...

 

JCP

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 00:24

4,5 ETOILES

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                                         Considéré par beaucoup comme le chef d'oeuvre de Flaubert - avec les "Trois contes" -, ce roman (1862) est aussi captivant par la plume de Flaubert, qui atteint là des sommets, que par la vaste fresque, sensuelle et violente, qu'elle peint des guerres puniques (3° siècle AVJC).

Incontournable grand classique, tellement plus fascinant que "L'Éducation sentimentale"...on regrette que cet ouvrage, atypique dans l'oeuvre de Flaubert, s'y trouve, justement - unique.

 

JCP

 

Un poème épique s'imposait, modeste hommage au grand Flaubert:

 

salammbo.1182932235.jpg

 

 

C’était à Mégara

 

 

C’était à Mégara, vieux faubourg de Carthage

Où s’étendaient, vastes, les jardins d’Hamilcar.

Les guerriers de retour, encor tremblants de rage,

Fêtaient là leur victoire à l’abri des remparts.

 

Le souverain des lieux, attisant les rancœurs

De soldats mal payés, ne daignait point paraître ;

Du vin grand conseilleur on huait l’affameur

Et de la ville entière on courut se repaître :

 

Le vin coule à terre des amphores brisées,

On vole on pille on tue par le geste grisé,

Le sang tache le sol et les murs des demeures ;

On court vers le palais par les cours intérieures...

 

D’une beauté divine sous l’éclat des flambeaux,

Au balcon du palais apparaît Salammbô ;

On lit tant de grandeur sur son visage grave,

Qu’un geste de sa main fait taire les plus braves ;

 

De partout l’on se presse sous un calme précaire,

Et les chefs apaisent la horde mercenaire.

De sa voix qui s’élève elle adoucit pourtant

La foule barbare de tous les combattants,

Et subjugue ses chefs par sa grâce suprême :

Narr’havas et Mathô sous leur visage blême,

Cacheront désormais un amour dévorant

Pour Salammbô si belle et s’iront déchirant.

 

Narr’havas l’obtiendra obtenant la victoire,

Et Mathô subira le vieux rite barbare,

Infligeant au vaincu le plus vil des trépas ;

Salammbô, sous le choc, ne lui survivra pas.

 

 

JCP  avril -novembre 2011

(En hommage à cette oeuvre remarquable, les deux premiers vers reprennent l'incipit du roman, à peine adapté à la métrique)

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 16:20

4 ETOILES

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                                 On peut ne pas apprécier Céline et ce roman, ce fut longtemps mon cas jusqu'à ce qu'une relecture inverse mon opinion, et ce, radicalement: "Voyage au bout de la nuit", incontestable chef d'oeuvre parmi les grands classiques, se passait bien de mon jugement de lecteur peu perspicace - mea culpa.

Parvenu à l'acceptation du style populaire employé par l'auteur, une tout autre vision m'apparaissait, à travers les pérégrinations d'un médecin sans ambition, de la grande guerre aux hôpitaux crasseux...

Cependant, ce roman souffre un peu de quelques longueurs en seconde moitié, et il aurait peut être trouvé plus de force à certains passages compactés, voilà qui est dit.

 

Lecture littéraire indispensable donc, comme l'affirme si haut un certain Fabrice Luchini !


JCP


 



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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 11:07

2,5 ETOILES

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                                                      Publié en 1946 sous le nom d'emprunt de Sullivan, ce livre fut jugé pornographique et immoral et son auteur condamné en 1949 pour outrage aux bonnes moeurs: il n'en fallait pas plus pour propulser l'ouvrage vers des sommets qu'il n'eût pas autrement gravis.

Sombre histoire de vengeance aveugle du héros noir américain victime de racisme, cet ouvrage, atypique dans l'oeuvre de VIAN et d'un style neutre, bien que réussi et tout à fait digne d'intérêt, ne méritait peut-être pas tant de célébrité.


L'auteur sait nous emmener, à travers cette ville du sud des États-unis, dans une angoisse soudaine à laquelle on ne sait si l'on doit croire, vers un dénouement tragique, violent, inexorable.

 

JCP

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 09:26

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                                                             Ces cent sonnets, qui représntent par la forme même une belle performance, sont très imprégnés de l'esprit potache du jeune VIAN étudiant, où perce déjà le potentiel en devenir de l'écrivain que l'on connaît à travers ses oeuvres les plus iconoclastes.

Si certains de ces poèmes, résolument cadrés sur une époque un peu oubliée (la série sur les zazous notamment) nous touchent peu, il y a aussi dans ce recueil de véritables perles ... à découvrir ! (sans modération mais à prix modéré).

 

JCP

 

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 18:39

4 ETOILES

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                               Bien sûr qu'on ne présente pas Cyrano (1897), bien sûr que cette oeuvre est remarquable, bien sûr qu'il faut l'avoir lue....

Mais...êtes-vous certains de l'avoir vraiment lu ...?

 

JCP

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 10:57

  4,5 ETOILES

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                                  Gautier, le grand Gautier, l'immense Gautier, celui que Baudelaire considérait comme son maître, et auquel il dédia ses "Fleurs du Mal", s'en donne ici à coeur joie, pour notre plus grand plaisir.

Hélas dévalorisé par des adaptations cinématographiques populaires, tueuses des traits littéraires, ce roman (1863) est pourtant une pure merveille !

Humour et truculence, science du mot et de la phrase, portraits humains pittoresques atteignent ici un niveau confondant, qui peut-être, 34 ans plus tard, inspirèrent un certain Edmond Rostand pour son Cyrano ... (opinion personnelle).

 

Oublions le cinéma et lisons sans arrière pensée cet incontestable chef d'oeuvre !

 

Autres lectures recommandées, en relation avec celle-ci : Mon Oncle Benjamin (chef d'oeuvre méconnu, 1842, Claude TILLIER) et Cyrano de Bergerac (1897, Edmond ROSTAND).

 

JCP

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 12:13

4 ETOILES

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                                  Couronnée du prix Fémina 1968 à l'unanimité pour cet ouvrage, Marguerite Yourcenar nous plonge avec un incroyable réalisme dans ce 16° siècle, où pointent à peine les "lumières", à travers l'histoire d'un homme d'exception, alchimiste, qui fera tout pour résister à la machine religieuse, obscurantiste et omnipotente encore, broyeuse de vérité, broyeuse des hommes qui la détiennent.

 

JCP

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