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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 15:11

4 ETOILES Hors cote: pholosophie

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                                    Fier dès la première lecture d'en avoir perçu la moitié, ce fut après la seconde que je reconnus n'en avoir pas compris le quart.

Le peu qui demeure à l'esprit cependant est du plus important !


Quelques citations, au hasard (il y en a tant !):


1... c'est tard que tu es devenu jeune ...
Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)
2... celui qui loue fait semblant de rendre, mais, en vérité, il veut qu'on lui donne!
Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)
3... celui qui un jour veut apprendre à voler, celui-là doit d'abord apprendre à se tenir debout et à marcher et à courir, à grimper et à danser - ce n'est pas du premier coup d'aile que l'on conquiert l'envol!
Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)
4... il n'y a de résurrections que là où il y a des tombeaux.
Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)
5... le danseur n'a-t-il pas ses oreilles dans ses orteils!
Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)
6... qu'y aurait-il donc à créer s'il y avait des dieux?
Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)

14  Apprendre à détourner les yeux de soi-même pour voir beaucoup de choses, - cette dureté est nécessaire à tous ceux qui gravissent des montagnes.
Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)
Celui qu'entoure la flamme de la jalousie, celui-là en fin de compte, pareil au scorpion, tourne contre lui-même son dard empoisonné.
Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)
Créer, - voilà la grande délivrance de la souffrance, voilà ce qui rend la vie légère.
Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)
Et méfie-toi des bons et des justes, ils aiment à crucifier ceux qui s'inventent leur propre vertu - ils haïssent le solitaire.
Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)
Faites donc ce que vous voulez, - mais soyez d'abord de ceux qui peuvent vouloir!
Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)

ETC.......

 

JCP

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 11:36

4 ETOILES

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                             Long poème, hymne à la Nature et à l'Èvre, modeste affluent de la Loire que Julien Gracq aimait tant (75 pages).

L'Èvre passe près de St Florent le Vieil (Maine et Loire), ville de 2700 habitants où le grand écrivain finit ses jours (2007).

 

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L'abbatiale de St Florent le Vieil, vue depuis la rive droite de la Loire

 

JCP


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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 11:24

4 ETOILES

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                                              Recueil pêle-mêle de brèves impressions de voyage, de réflexions du grand écrivain, sans liaison pour la plupart : peut se lire espacé dans le temps, page à page.

Pour retrouver le plaisir du coupe papier, impression "à l'ancienne" le nécessitant, comme toute l'oeuvre de Julien Gracq aux éditions Corti.

 

JCP

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 11:02

4,5 ETOILES

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                             Bref recueil de 120 pages: poésie en prose du dernier de nos très grands écrivains, disparu en 2007 : du grand art - parfois plus.

 

JCP

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 12:12

4 ETOILES

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                       Peut-être dans aucun de ses ouvrages le délire iconoclaste et réjouissant n'avait été poussé aussi loin, dans cette espèce de parcours initiatique - mais pas vraiment, semé de montagnes entières de cette absurdité géniale que seul Boris Vian peut nous faire "avaler" avec délices - et sans troubles digestifs !

Parfois imité, jamais égalé, VIAN est unique, et l'on regrette, davantage à chaque lecture sa disparition si jeune...convaincus - qu'en égoïstes - il avait encore tant à nous dire...

 

J'ai cédé à l'injonction recommendatoire et concomitante spécifiant la double lecture inflexive à percussion concertée, sans laquelle cette dernière n'eût pas lieu comme on le perçoit !!!

 

Avertissement : cartésiens invétérés et rigoristes de tout poil s'abstenir, pour les autres, bienvenue en Exopotamie, pays méconnu des géographes où l'on n'est à l'abri de rien :

 

"- Vous avez trouvé des momies?

- Nous en mangeons à tous les repas. Ce n'est pas mauvais. Elles sont, en général, bien préparées, mais il y a souvent trop d'aromates.

- J'en ai goûté autrefois, dans la vallée des rois, dit l'abbé. C'est la spécialité de la région.

- Ils les fabriquent. Les nôtres sont authentiques.

- J'ai horreur de la viande de momie, dit l'abbé."

 

..............

 

" De temps à autre, ils écrasaient des escargots, et le sable jaune volait en l'air. Leurs ombres progressaient avec eux, verticales et minuscules. Ils pouvaient les apercevoir en écartant les jambes, mais par un hasard curieux, celle de l'abbé était à la place de l'ombre de l'archéologue."

 

...............


" ..... à la vitesse maximum, il absorba la première dune. Les roues agiles dansaient sur le sable et des jets de pulvérin filaient de toutes parts ; à contre-jour, ils formaient des arcs-en-terre du plus gracieux effet. Le professeur Mangemanche goûta cette polychromie."

 

 

 

JCP

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 11:20

3 ETOILES

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                               Que de longueurs, que de langueurs, redondances et répétitions dans ce long roman de 640 pages, quel manque délibéré de concision et de densité ; le discours s'étire, inlassable, revenant sans cesse sur les mêmes choses - insignifiantes - noyant le lecteur dans une lassitude qui le pousse à rejeter le livre à tout moment.
Petit ron-ron au fil du nombre incroyable des visites répétées du Dr Farafay à la maison de "Hundreds", et des descriptions sans cesse renouvelées des pièces, du jardin, des personnages - que l'on croit enfin figées - et qui reprennent, avec les mêmes phrases, répétées dans des mots tout juste différents...

...Lassitude qui n'est pas relevée par un style littéraire attractif, qui demeure coulant, classique et banal.

Certes, l'expression des sentiments humains paraît juste, certes, la peinture de la société anglaise de cette époque de l'après-guerre est bien menée, même si on en attendait plus: tout semble établi, en sommeil, et aucune trace de lutte des classes (suggérée avec l'apparition de la "sécu" anglaise) ne paraît. Point de truculence, d'humour ou de travers humains dignes de ce nom, tout paraît sain, lisse et gominé (Anglais ?) - excepté les habitants de "Hundreds" - remarquable contraste très bien rendu à travers les portraits incessants de leur physique changeant au fil de la progression vers une fin que l'on perçoit résolument dramatique, au fil du texte et des évènements de plus en plus troublants qui l'émaillent dans une progression très réussie: grande romancière que Sarah Waters.


Le suspense, très bien mené vers une chute remarquablement préservée, captive pourtant le lecteur dans une intensité fébrile qui va croissant: réduit à 350 pages au lieu de 640, ce roman eût été sans doute remarquable ! On le regrette :

Concision et densité sont les maîtres mots de la littérature... (on my opinion, Mrs Waters)

 

Mais bien sûr que personne n'a dit que les femmes étaient bavardes, allons...

 

 

Autre point de vue, plus positif:
http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/2010/08/romans-etrangers/lindesirable-
de-sarah-waters#respond


JCP

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 12:27

4 ETOILES

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Ce recueil de huit nouvelles (1978) se lit comme une friandise: Le Clézio excelle autant au roman qu'à la nouvelle, et c'est un réel plaisir que de parcourir ces pages.

Lauréat de multiples prix, cet auteur est retourné en 2011 à la nouvelle, avec "Histoire du pied et autres fantaisies".

 

JCP

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 10:55

4 ETOILES

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Carlos Ruiz Zafón est un grand romancier, qui a lu "L'ombre du vent " en est convaincu définirivement.

Voici son premier roman, dont l'action se déroule dans les vieux quartiers bourgeois, partiellement abandonnés, de la Barcelone de l'après guerre.

 

Le roman commence ainsi, levant un voile sur l'incertitude, entre rêve et réalité, qui hante ses pages...avec en arrière plan un énigmatique papillon noir...

"Nous ne nous souvenons que de ce qui n'est jamais arrivé, m'a dit un jour Marina. Il aura fallu que s'écoule une éternité pour que je comprenne le sens de ces mots. Mais mieux vaut commencer par le début, qui, dans cette histoire, se trouve être la fin."

 

Ce premier roman, au charme indéfinissable, reste le préféré de son auteur.

 

JCP

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 09:51

4 ETOILES

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  Traduction Victor Bérard

 

Les fondements de la littérature, fait suite à l'Iliade : indispensable.

A la lecture de l'Odyssée on a du mal à croire que cet ouvrage est de la même plume que l'Iliade, tant le style y est différent, et pour tout dire privé d'une part des superbes envolées lyriques de l'Iliade.

 

JCP

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 09:48

4,5 ETOILES

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  Traduction: Leconte DE LISLE


Les fondements de la littérature, tout a été dit: indispensable à tout amateur de lettres.

Long poème traduit en prose, auquel Leconte De Lisle a su conserver les envolées lyriques.

 

JCP

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