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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 11:33

4 ETOILES

 

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                               Parcours initiatique autobographique. Fuyant son pays le chili, ses prisons et la torture, l'auteur parcourt l'Amérique du sud lusqu'en Patagonie, puis l'Espagne, où il parvient même à retrouver ses racines andalouses.

Toujours avec la même plume de gouaille et d'humour réjouissant, Sepúlveda nous emmène à la rencontre de son Amérique, peuplée de personnages hauts en relief, couleurs et personnalité:

Un régal !

 

Conseillé de même, son chef d'oeuvre: "Le Vieux qui lisait des romans d'amour".

 

JCP

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 17:04

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                                                 Un petit chef d'oeuvre de truculence et d'humour qui, curieusement, fait penser au "Vieux qui lisait des romans d'amour" de Sepúlveda par une certaine parenté de style, et par leurs sujets respectifs qui, aux antipodes l'un de l'autre, Amazonie et nord de la Finlande pour le présent ouvrage, n'en présentent pas moins un commun élan vers la nature sauvage et la vie libérée des contraintes de la vie moderne.

230 pages.

Vatanen blesse un lièvre en auto, le poursuit à travers bois et soigne sa patte cassée. Cet élément déclencheur lui fera prendre conscience de la vie naturelle, loin de la civilisation et de ses tracas incessants, vie nouvelle qui sera désormais la sienne tout au long du roman - en compagnie du lièvre.

 

A lire absolument (les deux !)

 

JCP

 

Le lièvre de Vatanen au cinéma, avec Christophe Lambert (film non vu qui ne sera pas vu : Comment transposer le style de ce remarquable écrivain au cinéma sans le trahir ? )


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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 18:32

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                                    Un recueil de 3 sympathiques nouvelles, par l'auteur de l'incontestable chef d'oeuvre "Le Vieux qui lisait des romans d'amour".

Nous sommes dans le roman policier, et l'on retrouve dans la dernière des trois quelques accents de forêt vierge, de tribus y vivant persécutées, d'espèces animales menacées, touche écologique rappelant "Le Vieux qui ..."

 

JCP

 

 


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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 10:29

4 ETOILES

 

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                              Grand classique du roman fantastique s'il en est, où l'on trouvera, à travers cette désuétude indémodable, un certain charme naïf chargé de rêve et de poésie ... malgré la férocité sans bornes de ces êtres sanguinaires: les Morlocks !


Autres oeuvres célèbres de WELL : "L'île du docteur Moreau" et "La guerre des mondes".

 

JCP

 

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 10:18

3,5 ETOILES-copie-1

 

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                                               "Un bon petit Modiano" qui se lit avec autant de plaisir que ses autres oeuvres, toujours dans ce décor parisien,  aussi étrange que les personnages qui y vivent.

Style agréable et facile mais tout à fait digne d'intérêt, un livre à lire en ville, à la terrasse d'un café aux géridons érodés, les pieds sur le pavé crasseux.

 

JCP

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 11:50

4 ETOILES

 

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Yves, Loti & Mme Chrysanthème

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On achève partagé mais touché la lecture de ce récit autobiographique, sorte d’hymne à l’envers, négationniste et méprisant du Japon et de son peuple, seulement vu des quais de Nagasaki où le bateau de Loti est venu au radoub pour un mois, et à travers ses incursions dans la banlieue proche de la ville.

Et il met toute son énergie dans cette œuvre destructrice - qui plus est dans un style remarquable :

 

Les Japonais sont plus laids que des singes, leurs coutumes, leur religion et leur art de vivre si raffiné sont ridicules, mesquins et méprisables, tout n’est que mignardises, courtoisies risibles et les repas ne sont que dinettes dans des maisons de papier ouvertes sur la nature et sur autrui (choses qui surprirent sans doute plus d’un voyageur occidental).

 

Loti a loué une maison de bois et de papier à flanc de coteau, à la vue magnifique sur la ville et sur la rade – et acheté une Japonaise, jolie et cultivée pour la durée du séjour (payée pour 1 mois reconductible, festivités de mariage provisoire comprises - cette pratique était dans les mœurs), dont il ne fait pas plus de cas qu'un bibelot, au mépris de tout sentiment - convaincu peut-être que ces singes là n'en éprouvent pas. Ici peut-être intervient l'homosexualité supposée (et apparemment refoulée) de l'auteur – on ne sait d’ailleurs nullement si le mariage a été consommé, même par ses notes préparatoires.

 

Un chef d'œuvre de dénigrement de ce pays si merveilleux, chose plutôt commune au 19° siècle où l'Occident découvrait le Japon par une importation massive de bibelots de tout poil - au mépris de sa culture.

 

Il faut lire ce livre où le meilleur du style de Loti se déploie - inspiré par les paysages d’une écrasante beauté, les habitations si fragiles aux cloisons mobiles et dépouillées, les temples, les figures de divinités et les festivités religieuses bon enfant, la flore exotique, l’art de l’ikébana, les sonorités du shamishen dont joue Mme Chrysanthème, le vacarme des cigales ou le vol des lucioles. Façon d’être, courtoisie, vêtements, coiffures, lanternes de papier, un Japon ancien déjà sur la pente de la modernité (les chapeaux melons sur le kimono), rien n’est oublié par la plume de Loti – dans de superbes traits.

 

Assailli le dernier soir des remords tardifs de son incompréhension, il parcourt la ville en quête de bibelots-souvenirs, avalant à larges traits ce Japon qu’il ne reverra pas dans le regret de n’en avoir bu que quelques gouttes – dans ces coupes à thé « de la taille d’une moitié d’œuf de poule ».

 

Longtemps rêvé et approché par Flaubert dans « Un cœur simple », souvent atteint par Julien Gracq, Loti nous livre ici - raffinement suprême ne faisant pas toujours l’unanimité  – un roman sans romance, un roman sans sujet, tout en description fine et sensible, chargé de poésie mais étranger au sentiment humain : pas d’intrigue, pas d’histoire d’amour, pas de rebondissements, pas de crime ni de violence - et là - à son insu probable, Loti rejoint un peu « Lâcher prise » et « Non agir » chers à certaine philosophie pourtant très asiatique...

 

Chef d’œuvre en la matière, Mme Chrysanthème est un ouvrage que l’on n’abandonnera pas sans intention de relecture...

 

Ce « roman » a fait l’objet de deux adaptations à l’opéra, l’une d’André Messager, « Mme Chrysanthème » et l’autre, plus connue, de Puccini, « Mme Butterfly » ; l’œuvre de Loti a dû être revue et romancée par chacun des librettistes, afin d’en rehausser le relief - et l’intérêt à l’opéra.

 

 

 

JCP

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 19:03

5 ETOILES

(Note exceptionnelle - Philosophie de vie)

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                            Vous ne devez pas, vous ne pouvez pas continuer à vivre sans lire cet ouvrage, et tristes mourront ceux qui ne l'auront pas lu...

Basé sur des notes prises au cours de ses conférences en Inde et aux États-Unis, et sur les réponses données par l'auteur aux questions posées par un auditoire étudiant, ces 300 pages sont à lire et à relire: on y trouvera un merveilleux soutien à notre vie de chaque jour, à nos états d'âme, et peut-être des réponses à nos questions sur l'approche du bonheur - qui n'est pas compris dans le prix de ce livre ! - mais ...


Krishnamurti a écrit un nombre considérable d'ouvrages, tous orientés sur la philosophie de vie, celui-ci étant le plus connu.

 

Le titre, accroche vendeuse ciblée "femme mûre en mal de vivre", est en réalité, traduit de l'anglais: "Écoutez ces choses-là"...(en vente chez "Nature & Découvertes", près du rayon huiles essentielles, c'est tout dire); et chacune ou chacun, quel que soit son âge, son appartenance sociale, politique ou religieuse y trouvera une aide précieuse, qui sait pour vivre plus heureux, c'est en tout cas ce qu'espère l'auteur.

 

Selon Krishnamurti, nombre d'entre nous sont sujets à différents types de peurs, entretenues par la société tout au long de notre vie, et qui, obstruant notre mode de pensée nous cachent la vérité :

- La peur de nos gouvernants et de leur système répressif

- La peur de nos employeurs sous la menace chômage et pauvreté

- La peur de déroger aux traditions entretenue par la pression familiale (règles établies, rang social)

- La peur de l'échec scolaire, entraînant celui du devenir

- La peur de Dieu, raison d'être des religions et entetenue par elles


Observons la naissance, le cheminement et l'incrustation tenace de ces peurs au sein de notre esprit - sans chercher à le contraindre : observons seulement ce qui se passe en lui lorsqu'elles surgissent ; ces peurs peuvent alors se minimiser en notre esprit dès lors que l'on en prend conscience et qu'on les connaît.

Libérés de ces peurs, l'amour peut alors exister et se développer en nous, dans une connaissance de notre esprit et de nous mêmes que nous n'avions pas. Il n'y a pas d'amour véritable possible ni de bonheur possible en présence de ces peurs.


Mais la société a elle-même instauré ces peurs pour nous dominer et faire de nous des moutons dociles, dès le premier âge par l'éducation, qui nous aprend à devenir et non à être, qui nous emplit l'esprit de connaissances nous permettant de participer à la société établie, emprisonnés dans une case allouée ; en aucun cas l'éducation ne nous apprend à penser, ni à nous découvrir nous-mêmes, ni à découvrir par nous mêmes aucune forme de vérité autre que celle qu'elle professe - celà pourrait menacer la pérennité de cette société aux règles établies.


Le milieu familial, à travers les traditions ancestrales et le rang social vient conforter cette éducation étroite exclusivement ciblée sur le devenir.


Fléau des plus redoutables, les religions divisent l'homme et sanctifient la violence, préparant un terrain de domination craintive excluant la vérité, terrain des plus favorables à l'établissement des gouvernants, fussent-ils dictateurs. Ce fléau là n'est cependant qu'un chiffon de papier aisément inflammable - bien que puissant encore : l'humain se prosterne encore et toujours devant des idoles manufacturées, qu'elles soient d'or ou de bois précieux, idoles qui ne sont pas Dieu lui-même...Dieu est ailleurs, Dieu n'est pas cet être terrifiant créé par l'homme pour écraser l'homme et brider son esprit -  si toutefois la vérité nous apprenait son existence...

 

Ainsi préparés, mariage, famille, travail, patrie feront patiemment le reste, dans la crainte permanente de ne pouvoir assurer la pérennité de ce que nous croyons être la vie...

 

Sans blaguer, vous devriez lire ce bouquin...

 

(Existe aussi en "mini-format", nouveauté surprenante au papier "cigarette" tenant dans la main, et demeurant ouvert une fois posé...)

 

JCP

 


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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 15:47

4 ETOILES Hors cote (philosophie)

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                                                       Probablement un des plus grands combats jamais menés contre le "Grand Mensonge" : à lire, à ne pas lire, à réfuter, à brûler ou à louer - selon.

Une somme en tout cas de critiques et dénigrements de la religion chrétienne et de ses ministres en bonne part irréfutables - simplement.


Certains regretteront que cet ouvrage, pas assez lu sans doute, n'ait encore réussi à remettre certaines choses à leur vraie place... Ainsi soit-il.

 

 

JCP

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 16:09

4 ETOILES

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                   Un Dumas de plus, direz-vous ? - Si l'on se distancie de la dévalorisation cinématographique par sa vulgarisation, voici un excellent roman, que l'on a plaisir à lire car suffisamment bref, d'une écriture plutôt concise et dans un excellent style - en vérité !

 

JCP

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 15:31

4 ETOILES Hors cote (philosophie)

 

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                    Gros pavé fort heureusement constitué de plus d'un millier de sentences, opinions et aphorismes que l'on n'est pas tenu de lire d'un trait, garantissant de la luxation du neurone, affection concomitante aux lectures de trop haute portée - et particulièrement à celle du grand philosophe !

 

Quelques citations, au fil du texte:

 

9  A vrai dire, la foi n'a pas encore réussi à déplacer de vraies montagnes, quoique cela ait été affirmé par je ne sais plus qui; mais elle sait placer des montagnes où il n'y en a point.
Humain, trop humain (1878-1879), 225
Comment on gagne les gens courageux. - On amène les gens courageux à une action en la leur exposant plus périlleuse qu'elle n'est.
Humain, trop humain (1878-1879)
Confession: On oublie sa faute quand on l'a confessée à un autre, mais d'ordinaire l'autre ne l'oublie pas.
Humain, trop humain (1878-1879), 568
Du pays des anthropophages: Dans la solitude le solitaire se ronge le coeur; dans la multitude c'est la foule qui le lui ronge. Choisis donc!
Humain, trop humain (1878-1879), 348
Echelle de mesure pour tous les jours. - On se trompera rarement si l'on ramène les actions extrêmes à la vanité, les médiocres à l'habitude et les mesquines à la peur.
Humain, trop humain (1878-1879)
Ennemis de la vérité: Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges.
Humain, trop humain (1878-1879), 483
Esprit: Les auteurs les plus spirituels produisent le plus imperceptible des sourires.
Humain, trop humain (1878-1879), 186

 

JCP

 

 

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