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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 11:20

3 ETOILES

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                               Que de longueurs, que de langueurs, redondances et répétitions dans ce long roman de 640 pages, quel manque délibéré de concision et de densité ; le discours s'étire, inlassable, revenant sans cesse sur les mêmes choses - insignifiantes - noyant le lecteur dans une lassitude qui le pousse à rejeter le livre à tout moment.
Petit ron-ron au fil du nombre incroyable des visites répétées du Dr Farafay à la maison de "Hundreds", et des descriptions sans cesse renouvelées des pièces, du jardin, des personnages - que l'on croit enfin figées - et qui reprennent, avec les mêmes phrases, répétées dans des mots tout juste différents...

...Lassitude qui n'est pas relevée par un style littéraire attractif, qui demeure coulant, classique et banal.

Certes, l'expression des sentiments humains paraît juste, certes, la peinture de la société anglaise de cette époque de l'après-guerre est bien menée, même si on en attendait plus: tout semble établi, en sommeil, et aucune trace de lutte des classes (suggérée avec l'apparition de la "sécu" anglaise) ne paraît. Point de truculence, d'humour ou de travers humains dignes de ce nom, tout paraît sain, lisse et gominé (Anglais ?) - excepté les habitants de "Hundreds" - remarquable contraste très bien rendu à travers les portraits incessants de leur physique changeant au fil de la progression vers une fin que l'on perçoit résolument dramatique, au fil du texte et des évènements de plus en plus troublants qui l'émaillent dans une progression très réussie: grande romancière que Sarah Waters.


Le suspense, très bien mené vers une chute remarquablement préservée, captive pourtant le lecteur dans une intensité fébrile qui va croissant: réduit à 350 pages au lieu de 640, ce roman eût été sans doute remarquable ! On le regrette :

Concision et densité sont les maîtres mots de la littérature... (on my opinion, Mrs Waters)

 

Mais bien sûr que personne n'a dit que les femmes étaient bavardes, allons...

 

 

Autre point de vue, plus positif:
http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/2010/08/romans-etrangers/lindesirable-
de-sarah-waters#respond


JCP

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Publié par JCP (n'adhère pas à Fesse-bouc) - dans Lectures
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commentaires

JCP (n'adhère pas à Fesse-bouc) 13/02/2012 12:35


..J'ajouterai que Balzac est un grand écrivain...


JC

JCP (n'adhère pas à Fesse-bouc) 13/02/2012 11:53


J'ai lu ce bouquin jusqu'au bout parce qu'il était imposé par mon club lecture, je ne l'aurais pas fini sinon. Regrettable, car la trame et l'histoire est excellente.


Je vais abandonner ces lectures imposées dont le seul mérite est la gratuité, mais avec les bouquinistes toulousains...


Pas trop fan de Balzac non plus, qui manque de densité et de concision aussi, bien que j'aie lu bon nombre de ses romans.


Je suis Sur Boris Vian en ce moment, en plein délire hilarant sur "Voyage à Pékin", et toujours sur "Au bord de l'eau", page 900 : plus que 1000 à lire (pas de lassitude pourtant, génial)


Bises,  JC

Vénusia 13/02/2012 11:35


Bonjour JC


à lire ton résumé, je me souviens de livre de Balzac que je n'ai jamais pu terminer.


les chapitres tirent en longueur et sans fin reviennent sur des trucs passés 30 pages avant, bref je n'aime pas Blazac donc je pense que celui ci ne me conviendrait pas


ps: pas rouges les boulets svp les fans de Balzac


bises et bonne journée froidure

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