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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 00:24

4,5 ETOILES

Salammbo_1.jpg

 

                                         Considéré par beaucoup comme le chef d'oeuvre de Flaubert - avec les "Trois contes" -, ce roman (1862) est aussi captivant par la plume de Flaubert, qui atteint là des sommets, que par la vaste fresque, sensuelle et violente, qu'elle peint des guerres puniques (3° siècle AVJC).

Incontournable grand classique, tellement plus fascinant que "L'Éducation sentimentale"...on regrette que cet ouvrage, atypique dans l'oeuvre de Flaubert, s'y trouve, justement - unique.

 

JCP

 

Un poème épique s'imposait, modeste hommage au grand Flaubert:

 

salammbo.1182932235.jpg

 

 

C’était à Mégara

 

 

C’était à Mégara, vieux faubourg de Carthage

Où s’étendaient, vastes, les jardins d’Hamilcar.

Les guerriers de retour, encor tremblants de rage,

Fêtaient là leur victoire à l’abri des remparts.

 

Le souverain des lieux, attisant les rancœurs

De soldats mal payés, ne daignait point paraître ;

Du vin grand conseilleur on huait l’affameur

Et de la ville entière on courut se repaître :

 

Le vin coule à terre des amphores brisées,

On vole on pille on tue par le geste grisé,

Le sang tache le sol et les murs des demeures ;

On court vers le palais par les cours intérieures...

 

D’une beauté divine sous l’éclat des flambeaux,

Au balcon du palais apparaît Salammbô ;

On lit tant de grandeur sur son visage grave,

Qu’un geste de sa main fait taire les plus braves ;

 

De partout l’on se presse sous un calme précaire,

Et les chefs apaisent la horde mercenaire.

De sa voix qui s’élève elle adoucit pourtant

La foule barbare de tous les combattants,

Et subjugue ses chefs par sa grâce suprême :

Narr’havas et Mathô sous leur visage blême,

Cacheront désormais un amour dévorant

Pour Salammbô si belle et s’iront déchirant.

 

Narr’havas l’obtiendra obtenant la victoire,

Et Mathô subira le vieux rite barbare,

Infligeant au vaincu le plus vil des trépas ;

Salammbô, sous le choc, ne lui survivra pas.

 

 

JCP  avril -novembre 2011

(En hommage à cette oeuvre remarquable, les deux premiers vers reprennent l'incipit du roman, à peine adapté à la métrique)

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Publié par JCP (n'adhère pas à Fesse-bouc) - dans Lectures
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