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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 00:44

4etoiles copie

 

 

  KAFKAZ- 1 copie

 

                       Dans ce recueil (trad. Claude David) figurent exclusivement les écrits qui parurent du vivant de l'auteur - et avaient son agrément, sachant qu'il avait demandé à son ami Max Brod de détruire le reste de son oeuvre après sa mort - (dont ses chefs d'oeuvre "Le Procès" et "Le château"), ce qu'il ne fit pas, le publiant au contraire.

Kafka (Prague, 1883 - Kierling, 1924), souffrant dès l'âge de 29 ans de la tuberculose qui l'emporta, écrivait en allemand.

 

La métamorphose est la plus longue (70 pages) et la plus connue de ces oeuvres brèves, la plupart aussi sombres et graves que contant des situations absurdes, qui refètent une période de sa vie troublée et malheureuse (notamment mésentente avec sa famille et surtout son père).

 

"Lorsque Gregor Samsa s'éveilla un matin au sortir de rêves douloureux, il se retrouva dans son lit changé en un énorme cancrelat."

D'emblée le fait est irrévocable, tout espoir de retour en arrière est coupé, et il devra finir ses jours caché dans sa chambre, sujet à la crainte puis à la haine du reste de sa famille (père mère soeur), soulagée dès sa mort, qui ouvre pour eux d'heureuses perspectives (déménagement, mariage pour la fille).

Le désamour, uniquement lié à son apparence hideuse, changé en haine meurtrière (le père l'agresse et le blesse) est significatif, au delà de l'absurde de la situation, de sa vie affective, repoussé sans espoir par les siens. L'opposition au père, dont il devient la victime persécutée, est mise en avant, alors que sa soeur, qui l'aimait jadis, se préoccupe peu de le nourrir et de satisfaire à ses besoins essentiels.

 

"Le Verdict", autre texte figurant dans ce recueil, est tout autant significatif de ses rapports avec un père à l'autorité haineuse insoutenable, qui y condamne son propre fils à "aller se noyer" - ce que ce dernier fait le plus simplement du monde à la fin.

 

"Le soutier" est, malgré son étrangeté, plus optimiste pour le personnage principal - auquel il s'identifie probablement là aussi.

 

Un grand classique.


 

 

JCP


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Publié par JCP (n'adhère pas à Fesse-bouc) - dans Lectures
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JCP 07/12/2012 11:12


C'est vrai, ça dérange, mais ça laisse pas indifférent. je m'apprête à lire le procès aussi.


Bon week-end, bises, JC

Martine 07/12/2012 09:41


Bonjour Jean-Claude,


J'ai gardé un mauvais souvenir de "la métamorphose", texte étudié en classe. Quel univers sinistre, dérangeant. brrrr. Je préfère encore lire une histoire de vampires


Bises


Martine

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